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RDC-Porte-parole du gouvernement : La pugnacité d'un Mende manque à la République

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En ce temps de crise, où le pays fait face à l'agression rwandaise, l'opinion aurait bien voulu que ce soit Lambert Mende, le porte-parole à la langue brûlée, au verbe facile, à l'imagination perçante, à l'argument percutant, à la hauteur de la tâche qui soit encore le porte-parole du gouvernement Sama Lukonde.

Ce n'est pas dans l'intention d'engager une polémique stérile avec Patrick Muyaya ou de soutenir la thèse selon laquelle le ministre démériterait ce fauteuil. Que nenni! Patrick Muyaya fait bien son travail, avec des innovations avec le nouveau narratif, des briefings avec « copains et copines » presque hebdomadaires en tout cas, le gouvernement communique et même très bien. Mais on reprocherait à Muyaya ce formalisme, cet académisme, ces copinages.  C'est le porte-parole en temps de paix, dans une république où tout est calme et roule comme sur des roulettes, pas de crise, pas de tensions.

Mais pour un État comme la RDC en proie à l'agression des troupes de Kagame via leurs laquais M23, où les tensions sont attisées à chaque instant, à n'importe quel coin de la République, la voix, non pugnacité de Mende manque à la République.

Il y a aujourd'hui la voix de Thierry Monsenempo qui cogne fort en tant que communicateur de l'Union sacrée un peu dans le style de Mende, avec des propos qui demeurent dans les médias tellement ça percute, avec des exportations appropriées. Malheureusement, ce n'est pas la voix officielle.

On ne peut pas en vouloir à Muyaya qui est jeune, avec un style à lui. Sa communication est si académique qu'elle passe vite et ne fait pas débat dans l'opinion parce qu'elle est faite dans le pur formalisme : récolter, traiter et diffuser l'info. Il doit donc sortir de ce formalisme pour adopter un langage de crise, qui cogne, avec un background bien fourni pour asseoir un argumentaire solide et percutant. A la manière de Mende et l'autre qui savent habiller, modeler l'info pour la rendre captivante et percutante jusqu'à faire mal quand il le faut, non jusqu'à émouvoir le destinataire.

La tribune de Monsenempo a fait sensas, elle a accroché les esprits. Une simple tribune. Est-ce parce qu'il descend de la cuisse de Mende? A dire vrai, cette tribune tape fort, elle ne sait pas être relayée par les médias de la République parce que ce n'est pas la voix officielle.

Par exemple, Thierry Monsenepwo : Kagame a prononcé le mot « démocratie ». Pourtant le Rwanda, comme chacun le sait, n’est qu’une prison à ciel ouvert depuis l’accession au pouvoir, dans une mare de sang, de Paul Kagame et ses séides. Au Rwanda, tout avis contraire à celui du FPR est sanctionné.

Kagame a aussi prononcé le mot « élections ». Pourtant, il est de notoriété publique qu’il n’en existe que de nom au Rwanda où le despote s’adjuge toujours de scores staliniens dignes de l’anachronique époque soviétique. Le dirigeant rwandais se considère comme étant démocratiquement élu avec des plébiscites avoisinant les 99,9 pourcent, qui en disent long sur le totalitarisme dans lequel il a réussi à encastrer son pays. La démocratie au Rwanda de Paul Kagame est une absurdité sociologique. Le Rwanda est un pays où l’on compte 60 pourcent de Hutus, 30% de Tutsis, et 10% de pygmées. Curieusement, le régime mono ethnique tutsi qui règne sans partage aux dépens de l’écrasante majorité hutu se vante d’être démocratique, allant jusqu’à faire la leçon aux autres. C’est le monde à l’envers !

Et Patrick Muyaya règle ses comptes à Paul Kagame :

-        Est-ce-que liberté d'expression existe au Rwanda ?

-        Est-ce-que liberté des manifestations existe au Rwanda ?

-        Comment Kagame est arrivé au pouvoir ?

-        Kagame s'est assuré de rester au pouvoir jusqu'en 2034.

« Sur la démocratie, Paul Kagame peut encore prendre les leçons chez nous », dit Patrick Muyaya.

Paul Kagame n’a pas de qualité pour parler élections en RDC. La réplique de Patrick Muyaya aux propos du président rwandais affirmant que Félix Tshisekedi n’a pas été élu en 2018.

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Commentaires (0)

  • Agustin Ortiz
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